Aller au contenu

Étude de cas · Immobilier · Valorisation

Capitaliser le loyer en place surévalue les immeubles surloués : un portefeuille relu bail par bail, jusqu’à l’actif net réévalué

Bail par bail, loyer en place jusqu’à l’échéance puis loyer de marché : l’actif net réévalué d’un portefeuille, sans capitaliser une surlocation qui va finir.

11 %d’actif net réévalué en trop si le loyer en place est capitalisé à perpétuité, quand la dette amplifie un écart de valeur de 6 % sur les immeubles

Cas reconstitué : les ordres de grandeur, y compris le chiffre de tête, sont modifiés pour préserver l’anonymat.

Le défi

Une société détient un portefeuille d’immeubles loués : bureaux, plateformes logistiques, commerces. Sa valeur se forme immeuble par immeuble, à partir des loyers et du taux de capitalisation que le marché retient pour chaque catégorie.

Le loyer en place s’écarte souvent du loyer de marché, et cet écart dure jusqu’à l’échéance du bail. Capitaliser le loyer en place comme s’il était perpétuel surévalue les immeubles surloués et sous-évalue les autres. L’actionnaire, lui, détient la valeur après dette : la même erreur pèse plus lourd sur lui.

La question à trancher : que vaut le portefeuille, bail par bail, et que vaut la société qui le détient ?

Barres de l’écart de valeur si le loyer en place est capitalisé à perpétuité : bureaux +10 %, logistique −6 %, commerce +15 %, portefeuille +6 %, actif net réévalué +11 %.
Reconstitution : écart de valeur si le loyer en place est capitalisé à perpétuité, par catégorie, sur le portefeuille et sur l’actif net réévalué. Agrandir

Notre approche

  1. Lire les baux

    Pour chaque immeuble : loyer en place, échéance, indexation, vacance, relevés pour leur effet chiffré. L’écart entre loyer en place et loyer de marché est calculé bail par bail. Hypothèse écrite : à l’échéance, le loyer rejoint le marché.

  2. Justifier le taux de chaque catégorie

    Le taux de capitalisation (loyer rapporté à la valeur hors droits) de chaque catégorie s’appuie sur les références de marché publiées les plus récentes, écrites avec leur source et leur date.

  3. Valoriser immeuble par immeuble

    Le loyer en place jusqu’à l’échéance, puis le loyer de marché capitalisé, sont actualisés immeuble par immeuble. La capitalisation simple du loyer sert de contrôle : un écart entre les deux renvoie à un bail ou à un taux à relire.

  4. Passer à l’actif net réévalué

    La valeur des immeubles hors droits, moins la dette nette, donne l’actif net réévalué. Deux variantes sont remises : actif net de reconstitution (droits inclus, sans impôts latents) et de liquidation (hors droits, impôts latents déduits), selon l’hypothèse de détention retenue par le client, sans recommandation de structure.

  5. Mesurer ce que l’erreur coûte à l’actionnaire

    L’écart entre la valeur bail par bail et la capitalisation du loyer en place est lu sur les immeubles, puis sur l’actif net, où la dette l’amplifie. La sensibilité au taux de capitalisation est remise à part.

L’impact

Livré : la valeur immeuble par immeuble, baux et taux documentés ; l’actif net réévalué dans ses deux variantes ; l’écart chiffré avec une capitalisation du loyer en place ; la sensibilité au taux de capitalisation.

Ce que le livrable a permis : discuter la valeur du portefeuille catégorie par catégorie, au niveau où elle se lit pour l’actionnaire.

Loyer en place capitalisé à perpétuité : l’écart, des immeubles à l’actionnaire
Catégorie d’actifsPart de la valeur des immeublesTaux de capitalisationLoyer en place, en % du loyer de marchéDurée résiduelle des bauxÉcart de valeur si le loyer en place est capitalisé à perpétuité
Bureaux45 %5,4 %112 %3 ans+10 %
Logistique30 %5 %92 %6 ans−6 %
Commerce25 %6,5 %120 %4 ans+15 %
Portefeuille100 %+6 %
Actif net réévalué (dette nette : 40 % de la valeur des immeubles)+11 %

Reconstitution : les ordres de grandeur sont modifiés pour préserver l’anonymat. Le chiffre de tête est calculé à partir de ce tableau. Hypothèses : valeur hors droits ; valeur retenue = loyer en place jusqu’à l’échéance, puis loyer de marché capitalisé, actualisés au taux de capitalisation de la catégorie, sans vacance à l’échéance ; dette nette fixe.

Livrables types

  • Valeur de chaque immeuble, baux et taux documentés
  • Actif net réévalué de reconstitution et de liquidation
  • Écart avec la capitalisation du loyer en place, sensibilité au taux de capitalisation

Ce que ce cas ne dit pas. Ce cas reconstitue une démarche de valorisation : secteur, contexte, objet et chiffres sont modifiés ou tus. Les données du dossier sont exploitées en l’état : les travaux ne constituent ni une certification ni un examen limité des comptes. Le cas ne décrit aucun dossier identifiable et ne constitue ni une attestation d’équité, ni un conseil en investissement, ni une assistance à une cession ou à une acquisition. Chez Mezura, ces méthodes servent à établir ou à discuter la valeur de titres dans un différend entre associés ou un contentieux.

Voir le domaine : Chiffrage de préjudice économique et valorisation

Autres études de cas

Voir toutes les études de cas

ÉnergieValorisationReconstitué

Un réseau régulé vaut un peu plus que sa base d’actifs : d’où vient la prime, et ce qu’en laisse la prochaine révision

La valeur d’un réseau régulé se lit face à la base d’actifs que le régulateur rémunère : la prime se décompose terme à terme, en termes réels.

1,05 fois la base d’actifs régulés, en valeur d’entreprise : la prime tient à l’écart de rendement de la période en cours et aux gains d’efficacité conservés

Un cas proche du vôtre ?

Racontez-le au cadrage. Nous vous disons quel cas s’en approche, ce que nous en savons, et le livrable qui répondrait à votre question.

Vous préférez écrire ? Formulaire ou victor@mezura.fr, réponse en principe sous un jour ouvré.

Ou appelez le 06 43 44 07 57.

Le créneau se réserve sur Calendly ; décrivez-y le besoin sans nom de partie ni pièce.