Aller au contenu

Étude de cas · Groupe diversifié · Valorisation

Quatre composantes, quatre méthodes : la somme des parties d’un groupe diversifié, sans compter deux fois ses immeubles

Une méthode par métier, un loyer imputé à ceux qui occupent les immeubles, le siège déduit : l’écart avec une valeur d’ensemble se lit poste par poste.

7 %de valeur en trop si les immeubles sont comptés deux fois : à leur valeur vénale, et dans le résultat du métier qui les occupe sans loyer

Cas reconstitué : les ordres de grandeur, y compris le chiffre de tête, sont modifiés pour préserver l’anonymat.

Le défi

Un groupe réunit des composantes qui n’ont ni la même croissance, ni la même rentabilité, ni les mêmes comparables : une activité mature, une activité en croissance, des immeubles d’exploitation et des titres de participation dans des sociétés cotées.

Un multiple unique, appliqué au résultat consolidé, mêle ces profils et ne dit pas d’où vient la valeur. À l’inverse, une somme des parties mal construite compte deux fois les immeubles : une fois à leur valeur vénale, une fois dans le résultat du métier qui les occupe sans payer de loyer.

La question à trancher : que vaut chaque composante selon sa propre logique, que coûte le siège qui les réunit, et que vaut le groupe une fois chaque élément compté une seule fois ?

Cascade de la somme des parties, base 100 : activité mature +50, activité en croissance +35, immeubles d’exploitation +15, titres de participation +8, coûts du siège non refacturés −8. Valeur d’un seul bloc : 90. Avec les immeubles comptés deux fois, la somme monte à tort à 107.
Reconstitution : passage de chaque composante à la somme des parties, en indice. Agrandir

Notre approche

  1. Découper le groupe

    Le résultat consolidé est réparti entre les métiers. Les flux entre eux sont neutralisés et les coûts du siège isolés. Hypothèse écrite : chaque métier est lu comme s’il était autonome, à périmètre constant.

  2. Choisir une méthode par composante

    Activité mature : multiples de comparables boursiers. Activité en croissance : flux actualisés sur son plan. Immeubles : valeur vénale, par capitalisation du loyer de marché. Titres de participation : quote-part de leur valeur, au cours de bourse.

  3. Imputer un loyer de marché

    Le métier qui occupe les immeubles est valorisé après un loyer de marché, comme s’il était locataire, et ses comparables sont lus sur la même définition. Hypothèse écrite : le loyer imputé est celui qui sert à valoriser les immeubles, ce qui assure que leur valeur n’est comptée qu’une fois.

  4. Déduire le siège, puis la dette

    Les coûts centraux non refacturés sont capitalisés au multiple moyen des métiers et retranchés. Dette nette, engagements de retraite et part des actionnaires minoritaires des filiales sont ensuite déduits une seule fois, au niveau du groupe.

  5. Comparer avec la valeur d’un seul bloc

    La somme des parties est rapprochée d’une valeur obtenue par un multiple unique appliqué au consolidé. L’écart est décomposé poste par poste.

L’impact

Livré : la valeur de chaque composante selon sa méthode, le loyer de marché imputé, le coût capitalisé du siège, la somme des parties et son rapprochement avec une valeur d’un seul bloc.

Ce que le livrable a permis : discuter la valeur du groupe composante par composante, avec l’écart entre somme des parties et valeur d’ensemble décomposé poste par poste.

Somme des parties : la part de chaque composante
ComposanteMéthodeValeur (indice, base 100 = somme des parties, en valeur d’entreprise)
Activité matureComparables boursiers, EBE après loyer imputé50
Activité en croissanceFlux actualisés sur son plan35
Immeubles d’exploitationValeur vénale : loyer de marché capitalisé15
Titres de participationQuote-part au cours de bourse8
Coûts du siège non refacturésCapitalisés au multiple moyen des métiers−8
Somme des parties100
Valeur d’un seul blocMultiple unique sur l’EBE consolidé90
Erreur évitée : immeubles comptés deux foisActivité mature valorisée sans loyer imputé107

Reconstitution : les ordres de grandeur sont modifiés pour préserver l’anonymat. Le chiffre de tête est calculé à partir de ce tableau. Hypothèses : loyer de marché capitalisé à 6 %, activité mature à 8,0 fois son EBE après loyer (comparables lus avant retraitement des contrats de location), coûts du siège capitalisés au multiple moyen des métiers (9,7 fois), multiple unique de 9,3 fois l’EBE consolidé ; valeurs de l’activité en croissance et des titres de participation posées pour l’illustration ; passage aux fonds propres non reproduit.

Livrables types

  • Valeur de chaque composante, méthode et hypothèses écrites
  • Loyer de marché imputé et coût capitalisé du siège
  • Somme des parties et rapprochement avec une valeur d’un seul bloc

Ce que ce cas ne dit pas. Ce cas reconstitue une démarche de valorisation : secteur, contexte, objet et chiffres sont modifiés ou tus. Les données du dossier sont exploitées en l’état : les travaux ne constituent ni une certification ni un examen limité des comptes. Le cas ne décrit aucun dossier identifiable et ne constitue ni une attestation d’équité, ni un conseil en investissement, ni une assistance à une cession ou à une acquisition. Chez Mezura, ces méthodes servent à établir ou à discuter la valeur de titres dans un différend entre associés ou un contentieux.

Voir le domaine : Chiffrage de préjudice économique et valorisation

Autres études de cas

Voir toutes les études de cas

AgroalimentaireValorisationReconstitué

Les multiples de transactions dépassent ce que la capacité d’endettement de la société soutient : la valeur relue sans les économies d’un acheteur

Un modèle de financement par endettement établit le multiple que la dette de la société soutient au rendement exigé, puis le compare aux transactions.

8,5 fois l’EBE : multiple que la capacité d’endettement de la société soutient au rendement exigé de 20 %, sous la fourchette des transactions comparables

Distribution spécialiséeValorisationReconstitué

Une participation minoritaire non cotée : les dettes qui ne disent pas leur nom d’abord, puis la seule décote absente des comparables

De la valeur d’entreprise à celle d’une participation : dettes assimilées déduites poste par poste, puis la seule décote absente des comparables.

15 points de valeur d’entreprise portés par des dettes assimilées, en plus de la dette financière : oubliés, ils gonflent la valeur des titres

Un cas proche du vôtre ?

Racontez-le au cadrage. Nous vous disons quel cas s’en approche, ce que nous en savons, et le livrable qui répondrait à votre question.

Vous préférez écrire ? Formulaire ou victor@mezura.fr, réponse en principe sous un jour ouvré.

Ou appelez le 06 43 44 07 57.

Le créneau se réserve sur Calendly ; décrivez-y le besoin sans nom de partie ni pièce.