Aller au contenu

Étude de cas · Transport public · Analyse de marge

Une marge par contrat, et non plus un résultat par entité : dix contrats d’exploitation chiffrés un à un

La marge réelle de chacun des 10 contrats, chiffrée en rattachant chaque coût au contrat qui le consomme, selon des règles écrites et discutables.

10 contrats d’exploitationrépartis sur 8 entités juridiques, marge réelle chiffrée par contrat

Cas anonymisé et reconstitué à partir d’une mission réelle. Le chiffre de tête est celui de la mission ; les chiffres de détail d’un tableau sont modifiés.

Le défi

Un opérateur de transport public exploitait 10 contrats d’exploitation, portés par 8 entités juridiques. Les comptes donnaient un résultat par entité. La direction voulait connaître la marge de chaque contrat.

Les deux lectures ne se recouvrent pas. Une entité porte parfois plusieurs contrats. Des moyens servent à plusieurs d’entre eux. Une partie des coûts est engagée par une structure commune, puis refacturée. La marge d’un contrat dépend donc de la règle qui lui impute ces coûts.

La question à trancher : quelle est la marge réelle de chaque contrat, une fois chaque coût rattaché au contrat qui le consomme, avec des règles que la direction peut lire et discuter ?

Marges des 10 contrats avant et après répartition des coûts communs : la baisse va de 2 à 5 points selon le contrat. Chiffres reconstitués.
Une fois les coûts communs rattachés, chaque marge perd de 2 à 5 points selon le contrat. Agrandir

Notre approche

  1. Cartographier contrats et entités

    Pour chaque contrat : l’entité qui le porte, les moyens qu’il mobilise, les flux qu’il échange avec les autres entités. Cette carte fixe le périmètre du calcul avant tout chiffre.

  2. Isoler les produits et les charges de chaque contrat

    Les comptes des 8 entités sont repris en l’état et rapprochés de la carte. Les produits de chaque contrat sont isolés : contribution de l’autorité organisatrice, recettes, indexation, bonus et pénalités. Les éléments non récurrents sont mis à part pour ne pas fausser l’année. Les charges propres à un contrat lui sont affectées directement.

  3. Neutraliser les flux internes dans le calcul

    Refacturations et prestations entre entités sont neutralisées dans le calcul, puis remplacées par le coût réel de la structure qui les engage. Règle écrite : chaque coût est compté une seule fois, à sa source, quel que soit le taux de refacturation prévu entre entités. Le traitement comptable et fiscal de ces flux reste celui de l’opérateur.

  4. Répartir les coûts communs selon l’usage

    Chaque coût commun (structure, dépôts et ateliers partagés, fonctions support) reçoit une clé fondée sur une unité d’œuvre que le contrat consomme : kilomètres commerciaux, heures de conduite, véhicules affectés. Hypothèse écrite : un coût commun suit l’usage, jamais le chiffre d’affaires, et les coûts qui ne servent aucun contrat en cours, comme les réponses aux appels d’offres, restent au niveau du groupe. L’effet d’une autre clé sur chaque marge est chiffré.

  5. Restituer contrat par contrat

    Chaque contrat reçoit sa marge réelle, au sens des règles d’imputation écrites. Une passerelle relie les comptes des entités aux 10 marges : chaque écart se lit ligne à ligne, du compte de l’entité à la marge du contrat.

L’impact

Pour chacun des 10 contrats d’exploitation, portés par 8 entités juridiques, la marge réelle a été chiffrée.

La direction a disposé d’une lecture contrat par contrat, là où les comptes ne donnaient qu’un résultat par entité, avec la règle d’imputation écrite à côté de chaque chiffre.

Illustration : ce que la répartition des coûts communs change à la marge de chaque contrat
ContratEntité juridiqueMarge sur coûts directs (% des produits)Marge réelle, après coûts communs (% des produits)Écart (points)
Contrat 1Entité A9 %6 %−3
Contrat 2Entité A7 %2 %−5
Contrat 3Entité B8 %5 %−3
Contrat 4Entité C6 %4 %−2
Contrat 5Entité D5 %1 %−4
Contrat 6Entité D4 %1 %−3
Contrat 7Entité E10 %7 %−3
Contrat 8Entité F6 %3 %−3
Contrat 9Entité G3 %1 %−2
Contrat 10Entité H7 %5 %−2

Reconstitution : les ordres de grandeur sont modifiés pour préserver l’anonymat. Seuls le nombre de contrats (10) et le nombre d’entités juridiques (8) sont exacts ; les marges, leur ordre et leur répartition entre entités sont fictifs.

Livrables types

  • La marge réelle de chacun des contrats
  • La passerelle entre les comptes des entités et les marges par contrat
  • Les hypothèses et clés de répartition, écrites, avec l’effet chiffré d’une autre clé

Ce que ce cas ne dit pas. Ce cas décrit un chiffrage de marges sur des comptes exploités en l’état : il ne vérifie pas l’exactitude de ces comptes, n’établit aucun gain mesuré et ne décrit pas les décisions prises ensuite par l’opérateur.

Voir le domaine : Stratégie, business plan et financement

Autres études de cas

Voir toutes les études de cas

Sponsoring sportifDémonstration d’un moteur de prospection

Une campagne de prospection préparée de bout en bout en démonstration, chaque décision laissée à l’utilisateur

Sur le périmètre réel d’un acteur du sponsoring sportif, un moteur prépare la campagne entière ; l’utilisateur valide chaque décision avant tout envoi.

30 minutes contre 6 jours de travail estimés par l’utilisateur pour la même tâche faite à la main, lors d’une démonstration sur le périmètre et les sources d’un acteur du sponsoring sportif

Un cas proche du vôtre ?

Racontez-le au cadrage. Nous vous disons quel cas s’en approche, ce que nous en savons, et le livrable qui répondrait à votre question.

Vous préférez écrire ? Formulaire ou victor@mezura.fr, réponse en principe sous un jour ouvré.

Ou appelez le 06 43 44 07 57.

Le créneau se réserve sur Calendly ; décrivez-y le besoin sans nom de partie ni pièce.